Metodo

International Studies in Phenomenology and Philosophy

Journal | Volume | Article

166785

Quand l'esprit "dit" le temps 

la conscience du temps chez Aristote, Augustin et Husserl

Michael R. Kelly

pp. n/a

Abstract

Cet essai met en cause la comparaison historique courante qui relie le traitement husserlien de la conscience du temps à la tradition philosophique occidentale par le biais du livre IX des Confessions d’Augustin. Je soutiens notamment que cette comparaison n’est valable qu’à l’égard des leçons sur le temps de 1905 (qui expliquent l’appréhension du temps par le recours à l’étirement de la conscience opéré par la mémoire) et non pour la théorie husserlienne ultérieure, que l’on peut dater autour de 1908 (qui critique ouvertement les premières leçons à cause la position défectueuse et contre-intuitive qu’y était défendue selon laquelle la mémoire étend la perception). Après avoir pointé les défauts de la théorie du temps partagée par Augustin et par le Husserl de 1905, j’approfondis la distinction, élaborée plus tard par Husserl à partir de 1911, entre mémoire et rétention, et j’examine l’hypothèse selon laquelle la théorie aristotélicienne du temps telle qu’elle est présentée dans le IVème livre de la Physique pourrait représenter une meilleur terme de comparaison historique pour la théorie husserlienne de la maturité, notamment dans la mesure où elle s’appuie sur l’idée que c’est « l’esprit qui dit les “maintenant” comme deux ».

Publication details

Published in:

Majolino Claudio (2009). L'autre Husserl. Methodos 9.

DOI: 10.4000/methodos.2243

Full citation:

Kelly Michael R (2009). Quand l'esprit "dit" le temps : la conscience du temps chez Aristote, Augustin et Husserl. Methodos 9, pp. n/a.