Metodo

International Studies in Phenomenology and Philosophy

Journal | Volume | Article

153352

Moralité et magie

Dieter Lesage

pp. 50-66

Abstract

Dans le partage de notre intérêt, de notre attention et de notre souci pour d'autres personnes, nous donnons généralement la priorité à des personnes qui, d'une manière ou d'une autre, nous sont proches. D'un point de vue impersonnel et impartial, on pourrait objecter contre cette attitude qu'elle est égocentrique et arbitraire. La question de savoir si l'on doit donner une signification morale à la proximité des personnes qui font appel à notre souci forme l'enjeu du débat entre les positions universalistes et particularistes dans la philosophie dite anglo-saxonne. À travers une analyse de l'emploi du possessif «mon» dans le contexte des attitudes symboliques, cet article développe un argument en faveur de l'idée que, contrairement à ce que suggère William Godwin, ce possessif peut bel et bien avoir une signification magique et que, de plus, cette signification a indéniablement une portée morale.

Publication details

Published in:

(1992). Revue philosophique de Louvain 90 (85).

Pages: 50-66

Full citation:

Lesage Dieter (1992). Moralité et magie. Revue philosophique de Louvain 90 (85), pp. 50-66.