Metodo

International Studies in Phenomenology and Philosophy

Journal | Volume | Article

174254

Des présupposés philosophiques de l'iconologie 

rapport de Panofsky à Kant et à Hegel

Audrey Rieber

pp. n/a

Abstract

Cet article a pour but de réviser la lecture traditionnelle, (néo)kantienne de l’iconologie et de souligner sa dimension hégélienne. Certes Panofsky reprend la notion cassirerienne de « forme symbolique », mais il en fait un usage inédit en déplaçant la question de l’activité de l’esprit vers celle de son mode de signification. Quant au concept de « vouloir artistique » (Kunstwollen) qui semble renvoyer aux idées de noumène et de liberté transcendantale, il doit être compris de manière hégélienne comme la mentalité de base propre à un cosmos culturel. Parmi les aspects anti-kantiens de l’iconologie, il faut également mentionner la critique du génie et celle de l’universalité du jugement esthétique. Enfin, si l’idée d’une dialectique historique rapproche une nouvelle fois Panofsky de Hegel, il y a néanmoins une spécificité de l’iconologie, y compris dans la conception de l’histoire. En posant en son centre le problème de la signification, elle écarte la question du beau, adopte une conception non normative de l’art et de l’histoire et plaide pour une vision humaniste de l’histoire de l’art.

Publication details

Published in:

Senellart Michel (2009). L'ami et l'ennemi. Astérion 6.

DOI: 10.4000/asterion.1524

Full citation:

Rieber Audrey (). Des présupposés philosophiques de l'iconologie : rapport de Panofsky à Kant et à Hegel. Astérion 6, pp. n/a.