Metodo

International Studies in Phenomenology and Philosophy

Journal | Volume | Article

166781

La passivité de la logique

James Dodd

pp. n/a

Abstract

Quel est le chemin qui, chez Husserl, nous mène de la logique formelle à celle transcendantale? S’agit-il de la voie kantienne qui va de la “logique générale” à celle “transcendantale” ou le caractère mathématique de la logique moderne interdit que celle-ci puisse jouer le rôle de “fil conducteur transcendantal”? Dans cet article, à la lumière de ce que l’on pourrait appeler la réciprocité entre passivité et logique, on avance la thèse selon laquelle c’est justement la logique mathématique qui pour Husserl peut jouer un tel rôle. Chez Husserl, il y a en effet aussi bien une logique de la passivité qu’une passivité de la logique : non seulement ce qui est passif est synthétique et, en tant que tel,  formellement déterminé, mais la logique, en tant que corpus de connaissances, est à son tour saturée par une passivité qui en assure le sens et la validité en tant que logique. C’est au point de croisement entre les deux, où l’une gouverne la force constitutive de l’autre et vice-versa, que l’on peut trouver le fil conducteur d’une enquête sur la possibilité d’une logique transcendantale à partir d’une réflexion sur la logique mathématique formelle.

Publication details

Published in:

Majolino Claudio (2009). L'autre Husserl. Methodos 9.

DOI: 10.4000/methodos.2140

Full citation:

Dodd James (2009). La passivité de la logique. Methodos 9, pp. n/a.